Conclusion

Les besoins concernant la vie affective, amoureuse et sexuelle des personnes présentant une déficience intellectuelle demeurent encore niés, minimisés et source d’inquiétude. L’entretien de fausses croyances et des stéréotypes associés à ces mêmes dimensions, conjugué aux multiples facteurs de vulnérabilité que ces personnes présentent, favorise l’apparition de comportements sexuels inappropriés ou des troubles graves de la sexualité. Les professionnels ont longtemps entretenu l’idée qu’il était trop difficile d’intervenir auprès de ces personnes. Conséquemment, cette population est parfois négligée et elle ne peut alors bénéficier de services spécialisés et d’interventions appropriées concernant ce type de difficultés. Afin d’édifier une structure de soutien et d’encadrement adaptée, il est essentiel de déterminer si les comportements sexuels problématiques sont associés à une déviance contrefaite, commune chez cette clientèle, ou s’ils sont attribuables à un trouble grave de la sexualité. La qualité et la continuité du soutien de l’entourage sont des éléments nécessaires à l’atteinte des objectifs du plan d’intervention. La collaboration transdisciplinaire et l’approche écosystémique demeurent prioritaires. À l’époque de l’intégration et de la participation sociales des personnes présentant une déficience intellectuelle, il est primordial que leur réseau de soutien puisse reconnaître et accepter la normalité de leurs besoins affectifs et sexuels et leur offrir le soutien et l’éducation nécessaires à la santé sexuelle.

Nous vous rappelons que les renseignements contenus dans le présent document sont des orientations cliniques générales. Elles ne peuvent pas se substituer à l'avis d'un professionnel. Les exemples ainsi que l'information descriptive contenus dans ce document sont des éléments que l’on rencontre fréquemment chez les personnes présentant une déficience intellectuelle. Toutefois, chaque situation nécessite une analyse approfondie de la problématique par les équipes de réadaptation et par des spécialistes qualifiés lorsque la situation l’exige. Le travail transdisciplinaire et le partenariat écosystémique sont essentiels pour mettre en place les interventions requises. Ajoutons qu'il est capital de prévoir un suivi post-traitement afin de maximiser la portée des interventions.



[1. Introduction]       [2. Les troubles de la sexualité]      [3. Le risque]

[4. Comportements sexuels problématiques et estimation du risque]

[5. Les interventions]       [6. Autres considérations]       [7. Conclusion]

[8. Formation spécialisée]       [9. Références]

Ouvrir une porte, un geste qui fait chaud au coeur